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 Le voyage en Iran

Faut-il aller en Iran ? Ce pays intrigue et déconcerte. Pourtant, nombre de Français franchissent le pas des idées reçues et de la barrière psychologique forgée par les médias qui en dressent le portrait, à longueur d’année, sous les traits d’une destination redoutée.
Le point est fait dans l’émission Chroniques Rebelles de Radio Libertaire, animée par Christiane Passevant, avec comme invité Reza Afchar Nadéri,
photo journaliste iranien, qui rétablit un certain nombre de vérités et propose une vision plus réaliste de cette destination. Cliquer sur les liens suivants :

Voyage en Iran 1_3                             Voyage en Iran 2_3                        Voyage en Iran 3_3

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Iran : poésie, voyage, cinéma

Invité de l’émission Chroniques Rebelles animée par Christiane Passevant.
Deux heures d’échanges autour de la poésie persane, des voyages, de la poésie féministe iranienne. Photo © Ch. Passevant. Cliquer sur les liens ci-dessous :

Chroniques Rebelles 1                  Chroniques Rebelles 2                Chroniques Rebelles 3

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Sur le mode festif : un texte lyrique écrit par Reza pour le compositeur Shodmon Sharopov (Shodik) spécialisé, dans la musique pop persane, établi au Canada : « Delam Tangueh ». Suivre le lien :

watch?v=se4Opi_K7Ws&feature=youtu.be

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L’entre deux tours des élections présidentielles aura révélé, avec le score important du Front National, l’intensité du malaise français face à l’indigence du binôme politique droite – gauche.
En plaçant une nouvelle fois, au cœur du débat, la question de l’identité française. Les artistes et intellectuels portant, quant à eux, une lourde responsabilité dans cette perte des repères.

Encore un effort pour poser le pied au cœur de l’arène poétique !
La bulle financière d’un monde finissant vient d’éclater.
A quand l’éclatement de la bulle artistique : peinture, sculpture, poésie… portant la décadence culturelle de l’Occident bien greffée dans les cœurs et dans les esprits.
On applaudit à des bêtes de foire occupées aux jeux vains des formes et des structures. Performances, prouesses sans motifs ni raisons alors qu’à nos portes d’autres peuples déjà frappent les heurtoirs rouillés de nos remparts, ceux-ci prêts à donner leur vie pour une idée.
J’attends, perché sur les murailles, que pointent à nos horizons fermés sur un monde en feu les lances des éclaireurs tartares.
La logique immémoriale entonne ses premières stances annonçant le déclin de nos lumières faute de n’avoir su souffler sur les braises.
Notre monde admirable, suffisant, accompli, est mûr pour la venue de la gangrène alors que les frustes cavaliers de la plaine nous préparent un lit monstrueux de dévastation.
D’autres langages vont venir.
Des ténèbres de l’ignorance jailliront d’autres clartés que les nôtres.
Car tel est l’ordre des choses : il est un temps pour la lyre et un temps pour la charrue.
Le règne sans partage de l’esprit sera la source même de notre perdition.

Reza Afchar Nadéri
Paris 18e, la Ruche des Arts. Le Bab’Ilo
Mercredi 11 janvier 2012

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Interview (en persan) de Reza Afchar Nadéri par la chaîne de télévision iranienne Khakashan TV, sur son parcours poétique entre les littératures françaises et persanes. La rencontre a eu lieu lors du festival international de poésie qui s’est tenue en juillet 2011 à Sète (Hérault). Ce festival accueille tous les ans des poètes venus du monde entier. Remerciements à l’équipe de tournage : Hossein Sadre, Hossein F. Rad, Florence Gavage.

vidéo de L’INTERVIEW / cliquer ici :  http://youtu.be/YGM-GQHZhMU
vidéo du BONUS / cliquer ici : http://www.youtu.be/8A2XjnHbbNA

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La poésie française est moribonde

Dernière semaine de juillet 2011. La ville de Sète réunit, autour de son festival « Voix Vives de Méditerranée », des poètes venus du monde entier. Une manifestation dont l’ampleur n’a d’égal nulle part ailleurs en France. Le thème de l’événement : « Le printemps arabe ». Des poètes s’en font l’écho. Ceux-là viennent du Maghreb et d’autres horizons du monde arabo musulman. Or les poètes français restent muets sur cette onde de choc qui a embrasé les peuples de l’autre côté de la mer. La plupart sont perdus dans leurs prouesses formelles, creuses et insignifiantes, au nom d’une esthétique sans queue ni tête.

Je trouve toujours aussi choquante cette indigence des artistes, ici, en Europe Occidentale, à traduire les aspirations humaines de leur époque à travers des œuvres de chair et de sang. Muets les poètes, les écrivains, les peintres, les sculpteurs, les cinéastes… Cela a un nom, cet état où l’homme se coupe volontiers de ses réflexes élémentaires (de survie dirai-je) devant la rumeur du monde. Cela s’appelle la « décadence ». Cet état est propre aux sociétés sophistiquées, hautement évoluées, qui n’ont pas su léguer aux nouvelles générations les valeurs mêmes qui les ont fait grandir.

La poésie est un révélateur infaillible de cet état. Gide disait : « L’art naît de contrainte ». Or nous vivons dans un siècle d’abandon et de facilité, de lâcheté, de démission, de soumission. Et l’art n’est plus, dans une telle société, qu’un spectre sans voix, une coquille creuse, un objet de spéculation sans valeur sinon par celle qui lui vient de boutiquiers cupides et sans scrupules.

Nous vivons, sur le plan artistique, dans une société d’une médiocrité sans bornes. La ville de Sète a le mérite de relever le défi de faire revivre cette poésie si coupée de la vie. Mais fera-t-on l’économie d’une révolution, au moins sociale, au pays de Marianne ?

A quelques milliers de kilomètres d’ici, aux portes du désert, la cité de Chiraz abrite le tombeau du divin Hafez, prince des poètes persans. Un phénomène unique au monde voudrait que son mausolée fasse l’objet d’un pèlerinage au même titre que celui d’un saint. Preuve que la poésie peut devenir un langage divin. Ou encore un ultime recours, une affaire de vie ou de mort.

Nous voici aux deux extrêmes des possibilités de cet art suprême qu’est la poésie. Chacun fera son choix de cette palette aux dimensions infinies. Un choix entre la médiocrité extrême de l’homme ou sa transcendance.
Quelques réflexions sont à recueillir, à ce propos, dans une interview que j’ai donnée à la radio Clapas 93.5 (http://www.radioclapas.fr/) basée à Montpellier. Avec mes remerciements à Mélanie Charpentier, journaliste ayant couvert le festival de Sète placé sous l’égide de Brassens et de Valéry. Une conversation ponctuée de lectures en persan et en français, accompagnée de l’hypnotique et poignante musique traditionnelle iranienne.

Pour écouter l’interview cliquer sur ce lien >> EPRAlanguereza

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LE JOURNALISTE ET L’ART CONTEMPORAIN

Découvrir notre nouvelle contribution, texte et image, sous forme de « Billet d’humeur », dans le site internet de l’AJT (Association des Journalistes de Tourisme), sur la démission des journalistes devant l’escroquerie de l’art contemporain.

Cliquer sur le lien >> http://www.ajt.net/info.php?info=492&type=8

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Le combat des Indignés

Les Indignés réunis à Paris, en face de l’Hôtel de Ville, le 19 juin 2011

Pour voir la séquence vidéo cliquer ici : indgn 530

19 juin 2001. Les « Indignés » français répondent à l’appel de leurs homologues espagnols pour un vaste sit-in européen. Ils seront un peu moins de 500 à se mobiliser devant l’Hôtel de Ville. En face une débauche de moyens policiers digne d’un film de science fiction avec CRS body buildés en tenue de cosmonaute.

Côté insurgés des étudiants, des familles, des enfants en poussette, des artistes… Pas de quoi fouetter un altermondialiste !
Ils sont peu mais le message est clair :   »Ni partis, ni associations, ni syndicats, les Indignés ne représentent qu’eux-mêmes, pour un retour vers le respect des individus dans un siècle mis sous coupe réglée par la finance. »

Presse muette le lundi matin sur les manifestants de France et de Navarre. On parle beaucoup, par contre, des milliers d’Indignés espagnols ayant envahi les rues de Madrid.
Pour qu’elle s’exprime la presse a besoin de gros chiffres. Ou de morts…

Le blogeur, qui suit l’histoire au jour le jour, ne poursuit aucun intérêt. Il veut juste communiquer.
Alors, il récupère les images, les mouvements, les sons, et les diffuse sur la toile mondiale avec un simple portable.
Une revanche fondamentale des anonymes et des sans-voix sur les maître de l’information.
Le combat numérique continue !

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Touche pas à mon cylindre

Grande première patrimoniale en Iran. La Grande-Bretagne et la République Islamique ont mis leurs différends au vestiaire pour un geste de bonne volonté, que l’on peut qualifier d’historique, de la part du gouvernement de sa Gracieuse Majesté. En septembre dernier, le British Museum de Londres a remis aux Iraniens, pour une durée de quatre mois, le prestigieux Cylindre de Cyrus, du nom du roi ayant posé les bases de la grandeur de l’empire Perse au VIe siècle av. J.-C. Ce cylindre en argile est recouvert d’inscriptions cunéiformes en akkadien, où se trouve gravé ce que l’on considère comme la toute première déclaration des droits de l’homme de l’histoire.

Bas-relief de guerriers Mèdes et Perses sur le site de Persépolis

En effet, au lendemain de la conquête de Babylone en 539 av. J.-C., Cyrus II Le Grand proclame ses intentions pacifiques vis-à-vis des peuples soumis auxquels il accorde également la liberté de pratiquer leurs propres cultes. Cette déclaration fixée sur l’argile a été découverte en 1879 par l’archéologue assyrien Homuz Rasam. Le texte semble conforter également un passage de l’Ancien Testament (Livre d’Esdras I,I) où le roi conquérant autorise les Juifs en exil à revenir à Jérusalem et rebâtir le Temple. Une réplique de ce même cylindre est disposée dans le hall de l’ONU qui a fait traduire le fameux texte dans les six langues officielles de l’organisation internationale.
Le cylindre ayant acquis, de ce fait, une dimension internationale, le British Museum se retrouve comme gardien de cet objet hautement emblématique de valeurs morales universelles.

A Persépolis, la porte dite de « Toutes les Nations »

Un paradoxe quand on connaît la vieille tradition coloniale de la politique britannique en Orient ! Les Iraniens, fiers de leur passé, seront, quoi qu’il en soit, les premiers comblés par cette rétrocession provisoire. Notons au passage que l’ONU avait remis à l’Iran, en 1971, sa réplique du cylindre à l’occasion de la célébration, par le régime du Shah, des 2 500 ans de l’empire perse. Les régimes changent, le nationalisme persan demeure.

Taureau ailé sur le prestigieux site achéménide de Persépolis



Le premier slam historique jamais composé
sur la Déclaration universelle des droits de l’homme

« Il n’est pas de pays qui ne préfèrerait son propre chaos à l’ordre imposé par l’étranger »
Le Mahatma Gandhi (1)

Une fois débarrassé des Ricains et des Russes
On reparle en Iran du « Cylindre de Cyrus »

Qu’est resté sous bonne garde dans une salle du BM (2)
Qu’il soit ici où là, paraît qu’ça r’vient au même

On dit qu’ça fait partie du patrimoine mondial
Mais qu’ça reste là-bas leur semble primordial

Afin que cette « charte » soit protégée au mieux
Dans le genre, mon frère, c’est c’qu’il y a de plus vieux

Question droits de l’homme cette déclaration
Peut servir de modèle à toutes les nations

Pourtant y’a d’quoi faire encore sur le chapitre
Le principe a été bafoué à plus d’un titre

D’abord par Bush Junior le boucher de Bagdad
Digne père, digne fils, il tient tout de son dad

Or le fameux cylindre vient lui-même d’Irak
Au niveau comprenette le Bush c’est pas un crack

Quant aux fidèles sujets d’sa Gracieuse Majesté
Ils voient pas plus loin qu’leur tasse à l’heure du thé

C’est bien beau de donner à tout l’monde des leçons
L’Angleterre domine le monde à sa façon

On sait comment elle a exploité les Hindous
Depuis le Rajhastan jusqu’au Tamil Nadou

En Iran elle s’était partagé le gâteau
Avec les Russes au nord, le reste sur son plateau

Aujourd’hui on en est à des gestes symboliques
Mais dès qu’t'as l’dos tourné le British il te n…

Par dessus tout c’qui rend furax le rosbif
C’est que devant son ordre les nations se rebiffent

Pareil pour les US qui n’font plus de business
Sur le dos des Perses, c’est là où l’bât les blesse

Plus d’pétrole à bas prix, plus d’base militaire
Du jour au lendemain ils s’retrouvent cul par terre

Alors ils invoquent sans cesse les droits de l’homme
Ils balancent la purée au niveau de la com

Ils en auraient pourtant des leçons à r’cevoir
Moi je n’ai qu’une envie : les envoyer s’faire voir

Derrière eux toujours ce sont ruines et décombres
En Irak, en dernier… une grosse tache sombre

Cyrus II, à côté, c’est l’Bon Samaritain
Les Bush ça vous donne une tribu de crétins

Qu’ils en prennent de la graine des Perses Achéménides (3)
C’était y’a 25 siècles, eux n’ont pas fait de bide

En entrant sans verser de sang à Babylone
C’est pas comme le p’tit Bush qui jour et nuit déc…

Cyrus, lui, une fois en possession des lieux
Annonce aux Babylos qu’il kiffe aussi leurs dieux

Qu’ils peuvent aller et v’nir comme ils veulent, sans flipper
Qu’il a beau être puissant, ce qu’il veut c’est la paix

Alors qu’hier encore, les Yankees, dans l’même coin
Après nous avoir fait sur Saddam tout un foin

Débarquaient, feu et flamme, avec leurs gros sabots…
Voir les « Marines » à l’œuvre, c’est pas c’qu’il ya d’plus beau

La paix en Irak, est r’porté sine die
Derrière lui l’Oncle Sam laisse toujours le mer…

Il a cartonné en dégâts collatéraux
On s’est foutu d’notre poire question risque zéro

Cyrus a laissé clean la Mésopotamie
Les Ricains y ont semé l’enfer et l’infamie

Maintenant Bush parti, tous ses plans avortés,
Le Barack doit torcher les culottes crottées

Que l’autre lui a laissées… avec un paquet d’morts
Et des tonnes de mensonges, et pas un mot d’remord

Et voici que déjà de nouveaux arguments
Animent l’Oncle Sam qui respire comme il ment

Avec Saddam Hussein c’était les ADM (4)
Sur place y’en avait pas : gros mensonge sur le thème

Aujourd’hui, pour l’Iran, le nouveau plan bidon
C’est l’péril nucléaire… on vous r’met le bourdon

On vous met en garde contre l’apocalypse
L’affaire de l’Irak, entre temps on l’éclipse

Pareil que pour là-bas on vous f… les jetons
On prépare le terrain pour un nouveau carton

La cible désormais c’est l’pays des mollahs
Au prétexte qu’il faut mettre au plus vite le hola

A la lourde « menace planant sur la région »
Ça d’vient des va-t-en guerre la nouvelle religion

Quant au preuves réelles on les attend toujours
Pas plus que pour l’Irak elles n’ont su voir le jour

Pas un mot par contre du Pakistan voisin
Là-bas on a la bombe mais ça n’en gêne pas un

Deux poids, deux mesures : on n’prend pas de recul
Les Bush, les Reagan, c’est une bande de faux culs

Ce qu’ils veulent c’est rev’nir en Iran faire leur beurre
Mais ils rêvent… qu’il s’en aillent mettre la m… ailleurs

J’suis ravi qu’les Persans leur aient montré la porte
Comme l’ont fait les Cubains chez eux, de la même sorte

Mais j’vais pas gaspiller plus d’encre ni de salive
L’histoire a démontré qu’il faut qu’les nations vivent

Par leurs propres moyens, et que l’ordre des puissants
Consiste avant tout à vous pomper le sang

Sauf rares exceptions, comme sous Cyrus le Grand
Le passé nous rattrape, la mémoire nous apprend

Qu’un cylindre en argile vieux comme l’éternité
Oppose la sagesse à toute la vanité

D’un état arrogant comme les Etats-Unis
Qui fait vivre l’enfer chez les plus démunis

Ses remèdes, où qu’il aille, sont pires que le mal
On l’a d’jà vu à l’œuvre, on connaît l’animal

Au Vietnam, au Chili, en Iran, à Cuba
Rien ne va de l’avant, on finit au plus bas

Les bordels prospèrent, ça crame comme ça flambe
A la fin il s’en va la queue entre les jambes

On n’peut attendre mieux de ce tueur d’Indiens
Qui s’est fait l’super pote du régime saoudien

Ce dernier au top des systèmes archaïques
Cultive le Moyen Age à la mode arabique

C’était là, la morale de cette vieille histoire
Qui s’répète opposant le jour à la nuit noire

Du cylindre ce qui compte c’est la lettre et l’esprit
Le support en lui-même n’a vraiment aucun prix

Juste un morceau de roche que chouchoutent les Rosbif
On va pas s’attarder à discuter l’tarif

Alors… ce bloc d’argile… Reza depuis la France,
Les invite à se l’mettre d’équerre où il le pense

1. Le Mahatma Gandhi, père de l’indépendance de l’Inde. Quand il signifia aux autorités anglaises que leurs troupes devaient quitter son pays ces derniers lui rétorquèrent que sans l’Angleterre l’Inde sombrerait dans le chaos. Ce à quoi il répondit qu’aucune nation ne préfèrerait à son propre chaos l’ordre imposé par une puissance étrangère.
2. BM, le British Museum (« Musée Britannique ») de Londres contient plus de sept millions d’objets à haute valeur culturelle provenant de tous les continents. Ces objets sont des témoins de l’histoire humaine des origines à nos jours.
3. Perses Achéménides. La plus prestigieuse des dynasties perses dont Cyrus II, dit Cyrus le Grand, fut le fondateur.
4. ADM, Armes de Destruction Massive. Sigle servant à désigner des armes nucléaires, biologiques, chimiques et radioactives ou les futures armes de portée considérable et de grande capacité destructrice.

Reza Afchar Nadéri
Caen, le 25 décembre 2010

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